Bâle II : vers une meilleure gestion des risques - par Florian Carrière, SolucomLa profession financière est soumise depuis de nombreuses années à une réglementation spécifique, liée à son rôle central dans les échanges économiques. Parmi les sources de réglementation, le Comité de Bâle publie depuis plus de 20 ans des recommandations en matière de gestion des risques.
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Initialement basées sur une approche purement financière des risques, ces recommandations ont été profondément étendues en 2004 via l'accord Bâle II, applicable dès fin 2006. Transcrit depuis en droit communautaire et national, cet accord est d'application obligatoire dans tous les pays industrialisés : en pratique, ces recommandations sont mises en oeuvre par l'immense majorité des établissements financiers au niveau mondial.
Les trois piliers du dispositif et la notion de risque opérationnel
L'accord Bâle II définit trois obligations ou « piliers » qui s'imposent aux établissements financiers :
Les impacts concrets sur les Systèmes d'information De façon générale, le SI est lui-même une source de risque opérationnel qu'il convient de limiter : de façon analogue aux règlementations liées au contrôle interne (Sarbanes Oxley) et à leurs déclinaisons informatiques (modèles CoBIT et ITIL), Bâle II déclenche de nombreux projets portant notamment sur la gestion des identités (IAM) et la continuité d'activité (PCA). De manière plus spécifique, Bâle II impose une adaptation significative du SI (cf. schéma), visant à permettre l'alimentation et la maintenance du modèle de risque opérationnel (collecte, conservation et analyse des données), et la production d'un reporting adapté. Ces adaptations sont à l'origine de trois grands types de projet au sein des établissements financiers :
En savoir plus
Qu'est-ce que le comité de Bâle ? Créé en 1974, il regroupe les représentants des banques centrales, et des organismes de réglementations et de surveillance bancaire des pays du G10. Sans pouvoir officiel contraignant, il est néanmoins la principale instance d'établissement des normes et recommandations liées à la surveillance prudentielle des activités bancaires. Dates clés
Définition du risque opérationnel Le risque opérationnel se définit comme le risque de pertes résultant de carences ou de défaillances attribuables à des procédures, personnels et systèmes internes ou à des événements extérieurs. Quelques sites d'informations www.baselalert.com www.bis.org www.basel-ii-risk.com www.fermat.fr Solucom en bref Acteur dans le domaine des infrastructures de système d'information, le Groupe Solucom conseille les DSI des grandes entreprises pour élaborer leur stratégie sur ce thème, concevoir le design des solutions et garantir la gouvernance de leurs infrastructures. Le Groupe conseille également les opérateurs télécoms et médias pour définir leur stratégie en matière d'offres et services innovants. Site : http://www.solucom.fr/index/index.php Source : http://www.itchannel.info Mardi 14 Novembre 2006
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