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Catastrophe Nucléaire et Énergies Renouvelables


La tragédie qui frappe le Japon, et ne manquera pas d’avoir des répercussions sur de nombreux pays, dont l’Inde et la Malaisie, dans la mesure où les radionucléides pourraient contaminer de manière profonde et durable l’océan pacifique et, par conséquent, fragiliser la chaîne alimentaire, pose la question de la gestion des risques et de la gouvernance mondiale des risques nucléaires.



Constant Calvo
Constant Calvo
De la même façon, qu’elle va relancer de plus belle les débats sur la «sortie du nucléaire» et l’accélération de la production des énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables, ou énergies « flux », sont ainsi nommées par opposition aux énergies limitées constituées de gisements de combustibles fossiles, ou énergies « stock », en l’occurrence, le pétrole, le charbon, le gaz, et l’uranium. Contrairement aux énergies fossiles, elles sont inépuisables. Tirant leur origine du soleil, du vent, de la chaleur de la terre, des chutes d’eau, des marées, ou de la croissance des végétaux, les énergies renouvelables présentent l’immense avantage de produire peu de déchets ou d’émissions polluantes. Les énergies renouvelables concourent à la lutte contre l’effet de serre et les rejets de CO2 dans l’atmosphère.

La lutte contre les changements climatiques, avec la signature du protocole de Kyoto par 160 pays, en 1997, ayant eu une incidence sur le développement des énergies renouvelables, il n’est pas interdit de penser que la peur et le questionnement engendrés par la catastrophe nucléaire qui se déroule sous nos yeux au Japon, va accélérer ce processus.

L’urgence de se tourner résolument vers les énergies renouvelables se fait déjà entendre tant dans les discours politiques que scientifiques et écologiques.

Les énergies renouvelables ne couvrent pourtant que 20% de la consommation mondiale d’électricité. En Europe, malgré leur progression continue, la part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute d’énergie dépasse à peine les 9 %.

En France, selon l’Observatoire Énergies d’Entreprises de EDF, les énergies renouvelables commencent à se faire une place de choix dans les entreprises. Elles seraient, notamment, depuis 2005, de plus en plus nombreuses à investir dans des matériels fonctionnant aux énergies renouvelables.

Dans un environnement européen et mondial de plus en plus compétitif, où la pression règlementaire s’accentue de manière inexorable sous l’influence de la société civile, en particulier les ONG, et où les concepts et démarches du développement durable s’ancrent dans les comportements comme dans les mentalités individuelles et collectives, au point que l’on peut raisonnablement parler de révolution, il semble que les entreprises sont nombreuses à considérer qu’il est somme toute préférable, plutôt que de subir la situation, d’être proactives.

Il y aurait, en outre, au moins trois bonnes raisons pour lesquelles les entreprises se déclarent aujourd’hui prêtes à relever le défi des énergies renouvelables, que les Cabinets de consultants spécialisés ont tôt fait de s’approprier, et n’ont aucune difficulté à promouvoir et mettre en application.

Au plan de la communication, il parait évident qu’une entreprise inscrivant ses activités dans une démarche « verte » et un modèle économique responsable est à même de véhiculer auprès des parties prenantes, parmi lesquelles les consommateurs et clients, une image forte en termes d’engagement citoyen.

A plan technique, l’entreprise qui a recours aux énergies renouvelables apporte une plus-value à certains sites industriels, par exemple, en veillant a préparer leur indépendance énergétique, ou en procédant à leur rénovation, et ce à moindre frais.

Last but not least, au plan financier, l’entreprise est susceptible de générer des revenus complémentaires jusqu’alors insoupçonnés, grâce à l’exploitation de nouvelles ressources, ou de ressources peu exploitées, telles que les bâtiments, les terrains, et les déchets.

Qu’on ne s’y méprenne pas. Connaître et valoriser son potentiel ou son patrimoine renouvelable, n’est pas un effet de monde : C’est un enjeu économique s’inscrivant dans une stratégie de développement.

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

Mardi 22 Mars 2011
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