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Comment valoriser le ‘capital intellectuel’ d’une entreprise ?


Aujourd'hui, on constate qu’un nombre de plus en plus important d’entreprises proches du monde des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) génèrent des résultats au moins aussi importants que les grands groupes industriels alors qu’elles ne produisent que des services immatériels.



Gilles de Chezelles
Gilles de Chezelles
Cette situation n’est qu’une facette de la réalité que doit affronter aujourd’hui toutes les entreprises quelles que soient leurs tailles et leurs activités. En effet, avec le développement des NTIC, chaque entité se doit de réussir le passage de la culture d’entreprise traditionnelle basée sur la production à celle de la valorisation du ‘capital immatériel’ de l’entreprise.

Changer d’époque
Alors qu'aujourd'hui, on considère que l'espérance de vie d'un produit est d'environ cinq ans, contre vingt ans dans les années soixante et environ dix ans dans les années quatre vingt, force est de constater que, pour rester compétitif, l'organisation classique des entreprises, basée sur un modèle traditionnel datant du XIXe siècle, se doit d’évoluer et de s'adapter très rapidement faute de quoi ces entités sont appelées à dépérir avec un grand risque de disparaitre rapidement. C’est ainsi que les entreprises d’aujourd’hui ne peuvent plus espérer prospérer sur des technologies et des savoir-faire datant de plusieurs années, tout comme elles ne peuvent plus se contenter de vivre du capital issu de la conception de produits et d’expertises ayant déjà plusieurs années.

Pour la même raison, l’organisation interne classique, avec ses directions et ses services, n’est plus adaptée à la vitesse de réaction imposée par un monde en évolution permanente ou ‘ce qui était vrai hier peut être faux dès aujourd’hui’. C’est ainsi que les schémas traditionnels de management des entreprises ne sont plus adaptés aux événements, aux innovations et aux évolutions d'un marché et d'une concurrence à l'échelle de la planète entière . Aujourd'hui l’adaptation à l’environnement doit se faire en temps quasi réel, faute de quoi l'entreprise risque de s'éliminer d'elle-même de ses propres marchés comme des marchés en devenir.

L’art de la guerre
Les cycles habituels de décision ne sont plus adaptés au monde actuel et à l’heure de la mondialisation. Il est donc nécessaire de repenser, de restructurer et de valoriser les méthodes de veilles technologiques et commerciales en fonction des nouvelles technologies et des nouveaux moyens d’informations qui sont maintenant à la disposition de tous, y compris bien sur des concurrents …

« J’ai plus peur de nos propres erreurs que des plans de nos ennemis » a dit Périclès il y a maintenant de nombreux siècles, et cela reste toujours vrai. Alors que l’on se trouve au milieu d’une gigantesque guerre technologique et commerciale que se livrent les acteurs économiques du monde entier, chaque entreprise, quelle que soit sa taille et son métier, se doit de mettre en place une stratégie à la fois combattante et défensive lui permettant dans des délais très courts de pouvoir se rendre opérationnelle sur un sujet quelconque et, pour ce faire, d’avoir la capacité de mettre en place une équipe pluridisciplinaire, de type ‘équipe projet’, dont la mission première sera d’analyser la situation et d’élaborer un éventuel plan d’action prenant en compte l’ensemble des forces collectives et individuelles de l’entreprise.

Une nouvelle forme de valorisation des entreprises
Depuis la fin du siècle dernier, force est de constater que les entreprises qui ont le plus le vent en poupe sont celles qui ont su valoriser la connaissance et le savoir-faire de ses salariés. Cette situation met ainsi clairement en avant l’importance de maintenant prendre en compte le ‘capital intellectuel’ dans la valorisation de ces entreprises.

Gilles de Chezelles
Mail : gdc@ag-pm.com
Site : www.ag-pm.com

Lundi 4 Octobre 2010
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