L’occasion est trop belle de remettre à plat des comportement et habitudes qui pourraient être optimisées. Les « barrières de dégel » éviteront les fissures sur l’autoroute de l’économie.
De haut en bas du bilan des entreprises, et notamment celles qui tirent la croissance, il faut réagir très vite pour changer les règles, momentanément ou non :
L’accès au capital devra être favorisé par une incitation pour tous les investisseurs à entrer dans les entreprises de croissance, avec des perspectives de gain en rapport avec les prises de risque. Corrélativement, les placement les moins risqués pourront se voir taxés .
Les entrepreneurs de leurs coté pourront être incité à ne pas « verrouiller » leur capital afin d’avoir des tours de tables plus ouverts.
La bourse devra redevenir le lieu d’accueil naturel des entreprises et des échanges d’actions, avec là encore une incitation à investir dans les petites valeurs de croissance.
L’argent, dont l’importance d’une circulation rapide est mise en exergue en ce moment, devra tourner le plus rapidement possible entre les acteurs économiques. Les récentes lois sur les délais de paiements n’ont pas été assez loin pour garantir le paiement effectif à 60 jours après la livraison. Il faudra tout faire pour freiner les déséquilibres de trésorerie entre clients et fournisseurs, les premiers pouvant profiter de leurs situation pour se créer une trésorerie productrice de profits sans rapport avec le réel objet social de l’entreprise.
Les BFR continueront malgré tout à exister et les parties devront se préoccuper de son financement au service de la création d’emploi et de la croissance, sans pour autant faire peser uniquement sur les banques le risque de cette responsabilité.
La compétition internationale, y compris au sein de l’Europe, et les difficultés d’attirer les capitaux dans notre pays vont également remettre sur la table l’urgence d’appliquer les recommandations de la récente « revue générale des prélèvements obligatoires » commandée et étrangement occultée par Bercy au cours de l’été. Il démontre que la survivance de l’ISF éloigne de notre pays des « riches » que nos voisins savent intelligemment attirer, les investissements sont orientés ailleurs par un impôt sur les bénéfices et un taux de charge les plus élevés d’Europe.
Nous appelons donc toutes les parties, Banques, Investisseurs en capital, entrepreneurs, Euronext, pouvoirs publiques, à nous réunir afin nous aussi de faire notre « Bretton Wood ». C’est une occasion unique de créer les conditions d’un new deal capitalistique au service des entreprises, des épargnants investisseurs et de toutes les parties prenante de notre économie.
A propos de CroissancePlus
CroissancePlus est une association professionnelle d’entrepreneurs qui fédère plus de 350 dirigeants d’entreprises en forte croissance et leurs partenaires. Présidée par Frédéric Bedin et dirigée par Edith Henrion d’Aubert, CroissancePlus agit comme force de proposition et de lobbying pour soutenir la création d’entreprises et d’emplois auprès des pouvoirs publics et des médias. Premier réseau performant d’entrepreneurs de croissance, CroissancePlus est également un lieu prestigieux de rencontres et d’échanges et où les nombreux événements réservés à ses membres sont autant d’occasions de se retrouver autour de personnalités politiques ou économiques de premier plan. La prise de parole dans les médias pour faire entendre la voix des entrepreneurs, comme la volonté de se tourner vers l’international (implantation, prise de parts de marchés, etc.) sont aussi des aspects forts de l’action volontariste de CroissancePlus.
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