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La Volatilité créé des anomalies de valorisation dans le secteur financier

Selon Global Currents Investment Management (Global Currents), filiale de Legg Mason, les événements récents sur les marchés ont créé des opportunités d’achat uniques car les tendances dans le secteur financier permettent de « distinguer le bon grain de l’ivraie ».


Selon Paul Ehrlichman, Président et responsable des investissements chez Global Currents : « l’accroissement rapide de la volatilité créé des anomalies de valorisation, ce qui permet de renforcer notre exposition aux valeurs financières proches du point bas. L’histoire montre que ce sont les banques qui permettent aux marchés de repartir de l’avant après une période de ralentissement déclenchée par une crise du crédit. Nous pensons toutefois que le creux du cycle actuel durera plus longtemps que les précédents. La réduction de l’effet de levier s’est généralisée – que ce soit volontaire ou non –, et cette tendance devrait se poursuivre ».

En début d’année, Global Currents sous-pondérait significativement le secteur financier, plus particulièrement les banques et les sociétés de courtage. Les marchés s’étant repliés et les cours étant inférieurs aux valeurs comptables, la société a décidé de renforcer ses positions tout en respectant sa discipline de gestion. Ses investissements se sont orientés de plus en plus vers les grandes capitalisations du secteur bancaire en Europe, au Royaume-Uni, au Japon et aux Etats-Unis. Global Currents est également très optimiste à l’égard des compagnies d’assurance surcapitalisées qui, par le passé, ont géré leur capital de manière judicieuse, rémunéré généreusement leurs actionnaires ou utilisé leurs fonds intelligemment dès lors que des opportunités de croissance se sont présentées.

Paul Ehrlichman poursuit : « Globalement, nous envisageons de renforcer l’allocation aux valeurs financières américaines par rapport à leurs homologues européennes. A notre avis, l’Europe et l’Asie souffrent d’un retard dans le cycle des résultats comparativement aux Etats-Unis, avec un décalage d’environ 10 à 12 mois. L’ampleur des dégâts sur le plan financier infligés par la crise du crédit en Europe reste une inconnue majeure, les consommateurs européens n’ayant jamais réellement connu de cycle baissier du crédit. La pénétration du crédit à la consommation a été tellement soutenue et rapide en Europe ces 5 à 7 dernières années que les encours de crédit n’ont pas eu le temps d’arriver à maturité ».

« Ce n’est pas le cas au Royaume-Uni où le métier du crédit à la consommation existe depuis bien plus longtemps. Concrètement, nous sommes positionnés sur les banques européennes dont les cours de Bourse ne reflètent pas du tout la solidité des fonds propres, dont les bilans sont robustes, dont la dépendance à la croissance européenne n’est pas excessive et dont l’image de marque n’est pas définitivement altérée. En Europe, nos investissements dépendront de la croissance de secteurs comme la gestion de fortune, l’assurance, la planification financière, etc. Nous investirons dans les établissements dont les bilans sont affaiblis uniquement si nous sommes persuadés qu’elles peuvent générer en interne un capital excédentaire suffisant pour leur permettre de se recapitaliser au fil du temps. Nous pensons que les sociétés basées en Europe qui opèrent sur le marché mondial de la gestion de patrimoine présentent actuellement des opportunités de création de valeur sans précédent ».

Global Currents remarque également que les banques asiatiques sont bien capitalisées et qu’elles sont peu exposées aux produits titrisés en provenance des Etats-Unis comme les CDO, etc. Il est toutefois probable que le ralentissement de l’économie mondiale aura des répercussions sur leurs marchés respectifs, et que leur qualité de crédit s’en ressentira.

Paul Ehrlichman poursuit : « Nous avons également identifié des poches de valeur sur les financières japonaises. Ces sociétés, qui sont surcapitalisées, ne sont pas très exposées aux marchés internationaux du crédit. Pour la plupart, elles vont bientôt investir en dehors de l’Archipel alors même que leurs valorisations sont extrêmement faibles. Si elles estiment que redistribuer le capital aux actionnaires est une approche plus judicieuse, elles choisiront cette stratégie. Pour toutes ces raisons, nous sommes investis dans plusieurs banques nipponnes ».

La stratégie de Global Capital Investment Management consiste à rechercher des sociétés mal valorisées, possédant une image de marque de qualité et dotées de bilans solides. La société cherche par ailleurs à éviter le risque de dilution des actions, c’est-à-dire les sociétés qui seront contraintes de lever des capitaux dans un contexte de marché très difficile.

Filiale indépendante mais appartenant à 100 % à Legg Mason, Inc., Global Currents Investment Management gère le fonds de droit irlandais GC Global Equity Fund.

A propos
Legg Mason Investments, filiale à 100% de Legg Mason, Inc., est la principale entité de distribution de Legg Mason en dehors de l’Amérique du Nord. Avec des bureaux à Londres, Paris, Francfort, Madrid, Luxembourg, New York, Miami, Hong Kong, Singapour, Taipei et Tokyo, Legg Mason Investments apporte le savoir-faire des filiales de gestion d’actifs de Legg Mason aux investisseurs d’Europe, des Amériques et d’Asie en leur proposant sa gamme de fonds.
Legg Mason, Inc., basée à Baltimore (Etats-Unis), est une société de gestion de fonds internationaux dont l’encours total sous gestion s’élève à 950 Md$1. Présente dans 180 pays, Legg Mason se classe au 9ème rang des gestionnaires d’actifs internationaux2. Ses filiales de gestion d’actifs, détenues à 100% et dont l’exploitation est indépendante, gèrent des portefeuilles d’actions et d’obligations sur les grands marchés internationaux. Ensemble, elles offrent une large gamme de styles de gestion d’actifs.

www.leggmason.fr

1 Source : Pensions & Investments, 26 mai 2008, classement d’après les encours sous gestion mondiaux au 31 décembre 2007.
2 31 mars 2008.



Vendredi 10 Octobre 2008




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