Edition du mercredi 10 mars 2010 - ISSN n° 2105-0872 - CFO-news® - Communauté Finance Opérationnelle
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La Finance durable pour repenser le capitalismeLa Finance durable. La crise a permis de remettre sur le devant de la scène la notion de « finance durable ». Une expression qui désigne des modes d’investissements qui prennent en compte aussi bien la performance des entreprises que leur responsabilité sociale et environnementale.
La crise financière qui sévit au niveau international est qualifiée par certains de « crise du capitalisme ». Ce branle-bas financier agirait finalement comme une alarme soulignant les défauts du capitalisme et serait une opportunité de les corriger. La « finance durable » émerge comme l’une des pistes de réflexion permettant de repenser le capitalisme. Il s’agit d’un mode d’investissement qui concilie la performance financière des entreprises et leur responsabilité sociale et environnementale (RSE) en prenant en compte des critères sociaux, environnementaux et de bonne gouvernance.
Concrètement, la « finance durable » concerne un grand nombre d’activités. Il peut s’agir du financement d’énergies renouvelables ou de technologies de production plus propres. Elle peut également désigner la prise de participation dans des fonds d’investissement socialement responsable (ISR) qui permettent d’investir dans des entreprises responsables socialement et environnementalement. Enfin, la « finance durable » c’est aussi l’adoption de normes industrielles telles que les Principes d’Equateur ou ceux élaborés par l’ONU. Ces normes déterminent les critères environnementaux et sociaux à prendre en compte avant de financer un projet. Si jusqu’à présent les activités de « finance durable » étaient largement guidées par des convictions, elles pourraient désormais intéresser de plus en plus d’investisseurs pour des raisons de sécurité. En étant plus transparents et ne reposant pas sur des jeux de spéculation, les modes d’investissement « durables » rassurent les investisseurs. De plus, la prise en compte de la responsabilité sociale, environnementale et sociétale des entreprises dans leur financement permettrait que le monde financier ne soit plus déconnecté de l’économie réelle. Les entreprises qui diminuent leurs impacts environnementaux et s'investissent dans le développement du territoire seraient récompensées en bénéficiant de plus de financements. La « finance durable » n’est finalement qu’un juste retour des choses. F. Lafforgue Managing Partner Ineum Consulting Lundi 24 Novembre 2008
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