Au début 2005, un nouveau "Buzz word" comme disent nos amis anglo-saxons appariait sur la toile, le WEB 2.0. Comme toujours, il semble que l'on ne puisse pas se satisfaire des services offerts par le WEB (Dit 1.0) et donc on invente le WEB 2.0 ! On se demande immédiatement si il ne s'agit pas là d
'un effet de mode de plus, mais en y regardant de plus près le WEB 2.0 réuni bien sous une bannière unique de nouveaux concepts qui, il est vrai, n'existaient pas ou peu dans le WEB standard. Voici quelques uns des concepts les plus souvent associés au WEB 2.0 : Ajax, partage, blogs, rss. La grande nouveauté vient majoritairement de l'engouement des entreprises pour cette approche guidée par l'ergonomie et la fluidité d'accès à des interfaces utilisateur plus conviviales, ou le partage d'informations, le travail collaboratif et les possibilités de personnalisation se positionnent comme
des données stratégiques .
Les mashups sont l'un des concepts du WEB 2.0 issu de l'idée de la personnalisation. En effet, quitte à personnaliser son application pourquoi ne pas pousser le concept plus loin en permettant à l'utilisateur de composer lui-même sa propre application à partir des applications qui sont à sa disposition ? C'est bien la l'idée derrière les mashups (littéralement « compilation » en anglais). Un mashup est la combinaison de plusieurs applications WEB en une seule en assemblant leurs interfaces utilisateurs et en les liants les unes aux autres.Le premier défi des mashups est d'arriver
à terme à ce que les utilisateurs avertis puissent eux même composer leurs propres « mashups » sans programmation. Le deuxième défi consiste à intégrer une application dans un mashup même si cette application ne dispose pas d'API prévue à cet effet.
A ce niveau, si les API ne sont pas prévues, deux possibilités existent :
Redévelopper ou racheter de nouvelles applications « mashuppables » ou, utiliser des outils qui permettent de capitaliser sur les applications existantes pour les rendre intégrables dans les mashups. D'évidence, la solution N° 2 semble plus réaliste et économique. Il est donc fondamental de
pouvoir transformer n'importe quelle application WEB existante en composant intégrable dans un mashup. On parlera donc alors de mashup d'entreprise ou de « business mashups » en Anglais. Une fois que nous avons nos composants, nativement intégrables ou rendus intégrables par un outil approprié, il reste à créer le mashup proprement dit.
Nous voici arrivé au terme de notre voyage dans le monde de l'intégration. Faut-il choisir entre les deux technologies ? Bien sur les deux concepts présentent des similitudes. Architecture basée sur des composants, souplesse, facilité de configuration .. Ou se trouve donc la différence ? La différence est que la SOA s'intéresse à l'assemblage de composants métiers fonctionnels ne présentant pas d'interface utilisateur et que les Mashups eux, s'intéressent à l'assemblage composant métiers fonctionnels qui présentent des interfaces utilisateur. L'assemblage des services en SOA est réalisé par la couche BPM, l'assemblage des composants mashup est réalisé par l'outil de composition de Mashups. On peut donc considérer que les mashups en entreprise sont une extension de la SOA jusqu'au niveau de l' interface utilisateur. Dans ce cas, les deux concepts ne sont pas opposés mais bien complémentaires, et la réponse à la question posée plus haut est bien sur, : « Il n'y a pas à choisir, car les deux technologies sont complémentaires »
Olivier PICCIOTTO, Directeur Général de Twinsoft
www.twinsoft.fr