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Nouveau message mondial : moins d’inflation et plus d’intérêt, moins de salaires et plus de pétrole

L’inflation passe au premier plan des préoccupations des responsables politiques et bancaires mondiaux. C’est là un changement profond et brutal dans l’ordre des priorités. Explication : le risque de déflation, lié à la crise des subprimes, est désormais jugé moins important que ceux d’inflation dans les pays émergents et de stagflation dans les pays développés. Conséquences : ces annonces impliquent des hausses de taux d’intérêt et une vigilance particulière sur les salaires, l’idée étant d’obtenir une phase de rééquilibrage de la valeur ajoutée, au prix d’une moindre croissance aux Etats-Unis et en Europe.


Sommaire
- Premier danger : la déflation
- Deuxième danger : passer d’une bulle à l’autre
- Le procédé : retourner les anticipations
- La mesure des effets
- Le lancement d’une politique de stabilisation mondiale des prix : la BCE partout ?
- Les deux risques du retournement : ratio de sacrifice élevé et solidité financière faible

Extrait - "Les deux risques du retournement"
Rien n’est donc joué dans ce passage brutal d’un réglage monétaire à un autre. L’explication des autorités est clef pour ancrer les nouvelles anticipations en minimisant les coûts du retournement. La cohésion internationale est également clef, avec en premier lieu la coopération des exportateurs de pétrole, pour détendre les anticipations de prix.

Au-delà d’un G8 qu’on peut certes juger décevant, mais qui ne peut tout résoudre, la situation est en réalité plus complexe. Les marchés financiers vont parier sur les résultats du changement en cours, et les acteurs économiques adapter leurs stratégies à cette nouvelle donne anti-inflation mondiale. Tout est donc affaire de crédibilité.

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Vendredi 27 Juin 2008




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