Ces derniers chiffres reflètent le dynamisme du marché du travail durant cette période. De 2004 à 2006, la croissance annuelle des travailleurs frontaliers (au 1er trimestre) se situait à un niveau plus bas (entre 2,3% et 3,5%).
Au total, 213'500 frontaliers et frontalières travaillaient en Suisse au 1er trimestre 2009. L'OFS relève que leur effectif total a augmenté de 26% en cinq ans. A Zurich, la hausse s'est élevée à 47% et dans la région lémanique à 41%.
L'emploi frontalier se concentre sur cinq cantons. 75% de l'effectif total exerce une activité professionnelle dans l'un des cinq cantons suivants: Genève, Tessin, Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Vaud.
Au Tessin, la part des frontaliers dans la population active occupée s'élève à 22%, contre 8,6% dans la région lémanique et 9,2% dans la Suisse du Nord-Ouest. Au niveau suisse, la moyenne se situait à 4,7% au 1er trimestre.
Enfin, l'OFS souligne que la composition de la main d'œuvre frontalière selon le pays de domicile n'a pratiquement pas changé ces cinq dernières années. Plus de la moitié des frontaliers vit en France, un cinquième réside en Italie et un autre cinquième en Allemagne.
Leur représentation dans l'industrie est particulièrement marquée: ils étaient 39% à travailler dans ce secteur au 1er trimestre 2009, contre 60% dans le secteur tertiaire. Au sein de l'ensemble de la population active occupée, la proportion est en comparaison respectivement de 23% et 73%.
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